David Jasmin Barrière

2 notes &

Finalement j’ai eu le temps de reprendre des forces après treize jours consécutifs d’activités sociales.

Mes lectures de poésie se sont très bien déroulées. Je gagne de l’expérience. Je m’améliore à chaque fois. Je suis en pleine Divine Mitochondrie, que j’ai tout de même réussi à travailler à l’hôtel, même si j’avais beaucoup d’obligations sociales.


 Je me suis trouvé une petite maison. Deux étages. Avec des murs crème et des planchers de bois franc. Dans un espace d’habitations liées par un jardin ouvert, au milieu. De mon balcon je vois la ville qui ressemble à une mer du haut de la pente. Et je vois aussi l’église sur la montagne, ainsi que la statue de Jésus. Ils sont très catholiques, en Colombie. Alors que j’étais dans une école, une petite fille m’a demandé qui était mon poète préféré, j’ai répondu Nietzsche, et elle a dit yark, m’a demandé ce que j’aimais le plus de la Colombie, j’ai répondu la chaleur humaine (de la côte… parce dans les montagnes c’est comme à Montréal), et elle a rétorqué : « C’est parce que nous sommes catholiques ». Ça m’a beaucoup fait rire, cette candeur.

Bogota ressemble à Montréal, je suis sur le Plateau Mont-Royal qui s’appelle la Candalaria. On dit que c’est dangereux quand il pleut très fort et la nuit; quand il n’y a personne, mais la plupart du temps, c’est une belle pièce de théâtre, de voir tout le monde dans les rues. Il y a même un lama une fois de temps en temps, pour les photos touristiques.


Je suis allé à la montagne deux fois, en téléférique. C’est un lieu de pèlerinage, mais je ne suis pas entré dans l’église ! Ça me rappelle les monastères du Japon, d’un côté il n’y a que des vues sur la montagne, et de l’autre, la ville, une pieuvre gigantesque. C’est un peu comme un Mont-Royal, mais en plus grand.

La plupart du temps je travaille. J’ai tant de chose à faire avec mon livre pour qu’il soit comme je souhaite qu’il soit. Souvent, ça avance bien. Quand ça ne marche pas, je joue à un jeu qui s’appelle Warcraft III avec Laurent. Une intermission. Quoi! Où alors je marche dans la ville.

Quoi qu’il arrive, ça m’a fait du bien, de m’exposer, de m’ouvrir, de partager, avec des tables rondes aussi, tout le monde était curieux, impressionné, m’encourageaient. Ah oui, mon Éléphant en français et en espagnol, a eu une seconde vie en Colombie, sur la côte et à Bogota. Je n’ai laissé personne indifférent, tellement, que les gens pensaient que c’était parce que j’étais Québécois. C’est amusant, ils ne sont pas habitués aux étrangers. La Colombie ne fait que commencer à ouvrir ses portes.

 

 

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